Mis en avant

Ratchet & Clank Rift Apart : Critique Technique

9/10

Ratchet & Clank Rift Apart sort ce vendredi 11 juin exclusivement sur la console tant recherchée de Sony et nous vous proposons, en marge de notre test du jeu, ci-après, un dossier plus graphique que technique (puisque nous n’aborderons pas l’apport du SSD par exemple dont on parle largement dans le vidéo-test) complet sur ce jeu qui semble exploiter les capacités de la PS5 à merveille !

LE TEST :

Insomniac Games démontre une nouvelle fois toute sa maitrîse de la PS5 en proposant comme pour Spider Man plusieurs modes graphiques. Vous aurez donc le mode Fidélité qui sera toujours à gauche dans les comparatifs d’images ci-dessous, le mode RT Performance qui sera lui toujours à droite dans ces mêmes comparatifs et le mode Performance que nous n’allons pas étudier en profondeur ici.

Mode Performance :

Nous avons passé le mode Performance RT à la sonde et si on a ressenti sur les phases explosives et rythmées que nous avons capturées quelques légers drops de framerate, notamment un pointe basse à 53 fps, le mode tenait largement les 60 fps sur la majeure partie du jeu, ou en tout cas des phases que nous avons capturées.

Un petit drop à 54 fps en mode RT Performance

Ainsi le mode Performance ne nous a pas semblé être vraiment utile sauf si vous tenez absolument à avoir une résolution légèrement meilleure. Très honnêtement, à moins d’avoir un téléviseur à très grande diagonale (supérieure ou égale à 65″) ou d’avoir un faible recul le gain de résolution ne se fera absolument pas sentir. Vous le constaterez d’ailleurs dans les comparatifs suivants qui utilisent le mode Fidélité et le mode RT Perf et qui sont donc censés opposer la plus haute résolution possible à la plus faible.

Point résolution : Aucun des modes ne présente une résolution en 4K native ou 2160 pixels, le mode fidélité s’en approchant tout de même beaucoup (environ 1800p), le mode Perf étant plus proche de des 1440p avec un framerate à 60fps et des effets visuels amoindries ainsi que l’absence totale de raytracing. Et un mode RT Perf avec une résolution plus faible s’approchant du Full HD (1080p) mais un framerate à 60fps également et l’utilisation d’accélérations ray tracing.

Même si je suis à titre personnel convaincu que les jeux vidéo doivent se faire en 60 fps je dois avouer que le mode Fidélité et tous les effets visuels qu’il apporte m’a complètement bluffé. L’intérêt de cette exclue PS5 étant notamment l’exploitation de la dernière console de Sony et donc la beauté de ses graphismes, vous ne prendrez pas la même claque graphique en jouant dans les deux modes favorisants le framerate même si ceux ci sont bien plus confortables, certes.

Les 30 fps en mode Fidélité sont très bien tenus

Voici d’autres comparatifs graphiques mais puisque ceux ci jouent énormément sur la résolution et la qualité d’images vous retrouverez toutes ces captures dans une galerie de screenshot 4K à la fin de ce dossier, que vous pourrez télécharger et sur lesquels vous pourrez zoomer à souhait pour vous faire un avis sur la différence de qualité d’image des différents modes.

PS5 dispo chez Leclerc

Et c’est trouvable juste la : https://www.e.leclerc/fp/playstation-5-console-b-chassis-horizon-forbidden-west-ps5-uncharted-legacy-of-thieves-collection-ps5-manette-dualsense-cosmic-red-ps5-3614707126313

Critique ELEX 2 sur Steam

7 – Bon

Quand un jeu Piranha Bytes sort, c’est toujours un peu difficile d’en faire l’éloge. Ce petit studio n’a jamais vraiment brillé, si ce n’est par la série des Gothic au début des années 2000 avec le plus populaire d’entre eux, Gothic 3. Sorti en 2006, quelques mois après Oblivion, Gothic 3 avait de grandes chances de passer inaperçu. Il est vrai que sortir après le rouleau compresseur de Bethesda n’était pas une idée brillante. Surtout que Gothic, premier du nom, était déjà en concurrence direct avec un certain Morrowind (2001). 
Durant toutes ces années, la recette des jeux Piranha Bytes n’a que très peu évolué. Action RPG à l’Occidental en monde ouvert, gameplay similaire aussi bien dans l’interface que dans les combats. La formule est à peu près toujours la même et semble pourtant fonctionner car ils sont toujours debout après plus de  20 ans. Nos amis d’Essen se sont constitués une véritable communauté qui lui est restée fidèle et s’extasie à chacune de leur annonce. Elex 2 donc, l’ayant terminé avec pas loin de 70 heures de jeu, le constat est sans appel et meme si il semble un peu accessible, II devrai recevoir le même accueil que le premier épisode sortie 4 ans et demie plus tôt. Clairement, un jeu Piranha Bytes, c’est avant tout un jeu pour les fans de Piranha Bytes. On pourra leur reprocher ce que l’on veut, mais on peut leur reconnaître une certaine authenticité tout de même. Brisons maintenant le suspense, si vous avez détesté Elex 1 il y a de fortes probabilités que vous détestiez Elex 2, à moins qu’entre temps, soit né chez vous les notions de patience et de persévérance. Et croyez-moi, il va en falloir !

Le Contexte (Alors, ce nouveau Elex 2…)

Six années se sont écoulées depuis la fin d’Elex Premier du nom. L’Hybrid est loin derrière nous et Jax, isolé et à l’égard de tous, souhaite se retirer des conflits. Alors qu’il a tenté de leur expliquer qu’une catastrophe bien plus importante allait bientôt frapper la Planète Magalan, les Factions, trop préoccupées par les conflits internes, se font toujours la guerre.  La situation politique et géographique a quelque peu été chamboulée et certaines zones sont tout simplement méconnaissables .On parcourt toujours les terres de Magalan, plus ou moins dans les mêmes régions sauf que toute la partie Ouest du premier opus a disparu. L’ensemble se parcourt désormais à cheval entre le centre du premier opus et toute la partie Est de ce second titre. 

Les Classes c’est la classe

Les Berserks ont désormais pris le contrôle du Fort, autrefois fief des Hors la Lois dans Elex 1 et ils se sont donc étendu sur les Terres de Magalan. Le Rat, personnage déjà rencontré, refait son apparition et l’on apprend avec stupeur que c’est lui qui en a la charge, à nous de comprendre, comment et pourquoi. Toujours sous le contrôle de Goliet, inaccessible dans cet opus, les Berserkers du Fort cultivent toujours le Coeur de Monde, cette plante si spéciale qui fertilise la terre grâce à l’Elex. Et c’est là que l’on découvre une importante terraformation. Fini le désert aride du Tavar d’autrefois, ici il fait place à de la verdure, des forêts, des cascades d’eau et des montagnes à perte de vue. En 6 années (dans la Timeline), le Monde a vraiment changé, peut-être même un peu trop.    

Les Hors la Lois, expulsé du Fort, se sont déplacés au Nord Est dans le Cratère là où la comète de l’Elex est tombée plus de 200 ans auparavant.  Nommé désormais Ateris, cette ville, décharge à ciel ouverte, est menée par ce bon vieux Baxter désormais Duc d’Ateris. Il est possible de rejoindre cette faction et de découvrir également comment ils ont évolué jusqu’ici.

Autrefois, grande menace du 1er opus, les Albes quant à eux, ne sont plus que l’ombre d’eux même. Après la chute de l’Hybrid, ils tentent avec la “Nouvelle Directive” de se sevrer de l’Elex qui les rendait bien trop froids et sans émotion, mais tout en restant assez puissant pour combattre les Skyanids, cette nouvelle menace dans Elex II. Avec le temps, ils ont réussi à développer plus d’empathie mais ne nient en rien les effets bénéfiques de l’Elex. Une bonne raison donc de poursuivre cet arc scénaristique très intéressant et d’en découvrir plus sur le lore du jeu en général bien plus développé. 

Quand aux Clercs dans tout ça ? Malheureusement, il m’est impossible d’en parler plus longuement puisque mes choix se sont portés sur une autre Faction et même s’il est possible d’ouvrir d’autres arcs scénaristiques avec la plupart d’entre elles, les Clercs ne faisaient “Clercment” pas parti de mon programme. Oui je sais c’est pas bien, mais c’est aussi ça la force d’un RPG. Pouvoir faire ce que bon nous semble, quitte à se couper d’un bout de l’aventure proposée. Cependant les Clercs reste une classe sur lequel j’aimera revenir volontiers lors d’un second run puisque la re jouabilité dans Elex est l’un de ses meilleur atout.

Enfin, un peu plus tard, on pourra révéler la « vraie » nouvelle région d’Elex II, ainsi que sa classe jouable, celle où sont planqués les Morkons,. Située complètement à l’est dans La Grotte, cette énorme station de métro sous l’ancienne ville de Tomsontown, zone haut level.
À l’intérieur de la Grotte, on repère tout un camp et sa population avec son lot de PNJ, ses magasins et donneurs de quêtes. Il est donc possible de les rejoindre et de connaître leurs histoires, leurs relations avec les autres factions et les intérêts qui les motivent. Sans trop en dire sur le Lore, vous aurez compris que l’univers d’Elex 2 est très travaillé, voir même approfondi, puisqu’il réserve aussi son lot de surprises et de rebondissement à condition d’aller au bout de l’aventure.

Jax L’eventreur

Un petit mot sur Jax, le personnage que l’on incarne une nouvelle fois, a subi un sacré changement visuel. Tout d’abord, il est bien plus amaigri que dans le premier, ses traits sont plus fins. Peut être pour renforcer le fait qu’il s’est coupé du monde, seul dans les bois pendant près de 6 ans. Puis, au niveau de sa voix et son caractère également, notre héros possède cette fois un vrai charisme.  Fini le temps du protagoniste que l’on incarne avec l’expression d’une huitre. Un soin tout particulier à été apporte à notre héros. Sa voix également a été changer et doubler par un nouvel acteur. Sans doute l’un des points qu’il était nécessaire de rectifier par rapport à l’opus précèdent.

Les Graphismes, la technique et l’exploration

Le jeu tourne toujours sur le même moteur maison, le Genome Engine Game, utilisé pour Elex 1. Un rehaussement graphique notable avec des effets de lumière bienvenue ainsi que des détails plus fournis comme la végétations. Soyons honnête, il ne faudra pas s’attendre à une évolution importante. Cependant, les décors intérieurs ont tout particulièrement été soignés. Dans Elex 1, visiter un building était une activité quelconque et servait seulement à récupérer beaucoup de loot.  Tout se ressemblait et il n’y avait que très peu de différences, le tout était à peine détaillé. Désormais, les maisons sont bien plus vivantes, chaque pièce comporte son lot de mobilier qui lui est propre. Les bars, les caves, cuisines, salons, bureaux ou forge, tout à un sens. On sent que les devs ont voulu donner plus de vie à cet ensemble et ce n’est pas pour nous déplaire. Du coup, ce qui faisait l’un des points forts du 1er Elex, l’exploration est ici encore plus importante et bienvenue, tant mieux !

J’ai eu l’occasion d’y jouer pendant une dizaine d’heures sur un écran en 1080p avec une config désormais dépassée mais qui ne se laisse pas malmener pour autant. Si vous possédé au minimum un I7 7700k couplé à une 1080 GTX et 16 Giga de Ram, vous le ferez tourner plus ou moins en Ultra, en faisant quelques concessions. En moyenne, il oscillait entre 45 et 60 fps. L’optimisation est plutôt dans une moyenne acceptable dans la mesure ou l’on sait qu’il sera pathché tout au long de sa release. Si l’on reprend Elex 1 qui tournait à peu prêt pareil puis à plus de 80 fps une fois le mod qui enlève le frog installé récupéré sur Nexus, il y a donc de bonne chance d’être confiant. Si les modders en ont prévu un, on devrait également gagner en optimisation donc. Ensuite, toujours sur PC mais sur TV 4K, là je dois avouer que la résolution fait le café sans décoller la rétine non plus mais avec des effet de lumière et un rendu très convaincant, on note aussi que les décors sont plutôt jolis avec de la végétation très bien retranscrite, une distance d’affichage très poussé et meilleure que le 1 puisque l’on peut réduire désormais le rendu de la brume, tant gênant dans le premier opus. Plusieurs biomes seront donc à visiter, on passe des forêts d’Edan et de Tavar aux montagnes enneigées d’Abessa, puis au sud avec la nouvelle région Carakis où se trouve les Morkons. Là, les décors font surtout penser au Mordor dans le Seigneur des Anneaux.

Les points qui fâchent

Au niveau des défauts techniques, on note des problèmes de collision avec des monstres qui se bloquent dans les décors. Une distance d’affichage avec la brume omniprésente si on ne le règle pas au plus bas. Rappelons qu’un mod sur Nexus permettait de gagner une trentaine de fps d’un coup rien qu’en désactivant le frog, le même mod arrivera t-il pour le deux ? On l’espère.  Mais, le plus gros problème rencontré provenait de crashs avec retour bureau, TOUS uniquement en plein combat. Seize au total sur ma partie de 65 heures environ, avec parfois 2 ou 3 crashs en 30 mn, je vous laisse faire la moyenne. Tous ses crash ont été reportés aux développeurs qui sans nul doute travaillent déjà pour corriger cela. Et aussi, un nombre incalculable de clipping dans les grandes villes comme la Grotte  des Markons ou à la décharge. Là ce sont carrément des bouts de décors qui disparaissent et réapparaissent ça et là. Des têtes qui disparaissent lors des conversations. On espère vraiment que tout ceci sera corrigé dans les jours à venir. Un point négatif donc de ce côté là, dommage. 

La Quick Save est ton Ami

Elex 2 c’est ce genre de jeu qui t’apprend à tapoter du F5 (clavier) ou Start Y (au pad) après chaque combat, ou du moins pendant les 20 premières heures sous peine de recommencer inévitablement l’ancienne sauvegarde faite une demie heure plus tôt. Oui, on apprend très vite que dans Elex 2 (voir, tous les jeux Piranha Bytes) la moindre minute compte. Certains aiment, d’autres détestent, perso, c’est ce qui me fait aller jusqu’au bout de l’aventure.  Elex 2, c’est aussi ce genre de jeu où tu dois économiser tes potions parce que t’en as pas beaucoup et qu’il n’est pas rare d’en trouver mais ça ne court pas les rues non plus. Le truc, c’est qu’ on en consomme tellement au début qu’on finit par en manquer et qu’il nous reste plus qu’à récolter de la viande lors des combats pour se préparer à manger. De même, si on n’a pas monter la compétence Chimie, il sera assez dur de faire des potions et ce n’est pas le prix au shop qui pourrait régler notre affaire. Dans un scénario catastrophe, il te reste 15% de ta vie, suite à un combat éreintant où t’a cramé tes 15 dernières cuisses de poulets grillés et là tu pries pour tomber sur un sac de couchage, généralement pas très loin d’une tour de garde ou d’un immeuble désaffecté, pour passer la nuit en regagnant des forces.

Nous Sommes en Guerre, alors Guerroyons !

Voici la bonne occasion d’aborder le système de combats, qui lui aussi, a subi un petit lifting. Ne comptez pas sur un quelconque level scalling, les mobs rencontré ne s’adapterons pas à votre niveau, merci ! Dans la petite catégorie des incohérences, on ne connaît pas le level des ennemies alors que pour notre perso c’est la course à L’XP. Un choix certes délibéré de la part des développeurs qui souhaitent certainement que le joueur découvre de lui-même la puissance de chaque adversaire, forçant à l’exploration et ainsi décider de revenir un peu plus tard. Il va donc falloir si prendre avec douceur lorsque l’on parcourt Megalan. Il est important de rappeler que chez Piranha Bytes le système de combat n’a pas vraiment évolué depuis la série des Risen, voire même des Gothics. À croire que les développeurs assument complètement ce type de gameplay peut être maintenant un peu vieillot voire archaïque pour certains. Ce que l’on retiendra ce sera surtout un souci dans les animations pas très raccord lors de l’affrontement et aussi une camera vraiment capricieuse surtout au pad. Totalement simpliste aux premiers abords, les combats se révèlent pourtant assez techniques. Ils se résument à ceci: attaque, esquive au bon moment car souvent la riposte de l’ennemi est synonyme d’un one shot. Comme les jeux Souls, une jauge d’endurance à gérer, pareil pour l’adversaire, il faut surveiller son endurance, maintenant représentée par une barre jaune. La parade existe bien comme dans le premier opus, il est même possible de contrer avec l’aide du bouclier,  celui-ci désoriente l’ennemi et vous permet ainsi de donner des coups critiques. Beaucoup ont reproché dans le premier opus ce système de combats que peu avait finalement toléré. À juste titre d’ailleurs, il fallait vraiment avoir accroché à l’univers ou être fan des productions Piranha Bytes pour pouvoir apprécier un minimum les combats. La faute sans doute a un problème d’équilibrage des combats beaucoup trop désavantageux mais surtout aux animations complètement à la ramasse. Les combats dégageaient une lourdeur agaçante. Sur ce point, Piranha Bytes a fait un énorme effort dans Elex 2. Sans être excellents, les combats sont désormais bien plus fluide et ce, dès le début de l’aventure. Cependant, ne croyez surtout pas que le jeu est beaucoup plus facile, c’est grosso modo aussi dur mais désormais bien plus pratique et plaisant de combattre dans Elex II.

Au cœur de ce qu’est un jeu Piranha Bytes !

Il est possible tout au long de votre aventure de monter un personnage selon vos désirs. Au final tout sera une question de choix et d’en assumer les conséquences. Tout comme son prédécesseur, à chaque montée de niveau, vous obtenez une dizaine de points d’Attribut pour trois fois moins de points de Capacité, puisque forcément il faut faire des choix. En montant certains des 5 Attributs : Force, Constitution, Dextérité, Intelligence et Ruse, vous aurez la possibilité de déverrouiller les capacités nécessaires qui leurs sont liées ainsi que d’utiliser les armes correspondantes à celle-ci. 

Le revers de la médaille , en fonction des attributs choisis, vous ne pourrez pas avoir la joie d’utiliser une “arme Lourde à distance” comme “Boum Boum Bye Bye” ou “Porteur de Deuil” fraîchement looter et que je n’ai jamais porté. Elex fait partie de ces jeux avec une re jouabilité énorme rien que pour son système de quêtes à embranchements multiples mais aussi son système de classe où l’on prend plaisir à monter différents personnages. Une astuce cependant, avant de rejoindre une faction, faite une Save Zero pour pouvoir y revenir en fin de jeu et recommencer une autre classe avec un personnage d’une vingtaine d’heure de jeu, croyez moi ça aide. En tant que Berserk il est aussi possible, voire recommandé d’utiliser les pouvoirs liés à la mana mais dans ma partie j’ai tout simplement fait le choix personnel de ne pas le faire.  RPG je vous dit ! Pour finir sur les Classes de personnage on regrettera certaines d’entre elles qui ont tout simplement été amputées d’une énorme partie de leurs Capacités. Une petite explication de Piranha ne serai pas de refus.

Le Jetpack, c’est la vie

Le Jetpack était déjà à l’honneur dans Elex 1. Petite trouvaille des développeurs pour favoriser l’exploration, on pouvait avec l’aide du saut aller presque n’importe où, à condition d’avoir assez de carburant. Ça tombe bien, il est aujourd’hui encore plus mis en avant et a subi lui aussi pas mal de modifications. Le nouveau Jetpack était une évolution logique afin de pouvoir explorer de fond en comble ce vaste univers. 

Faisant partie intégrante des Capacités, il va falloir ici aussi répartir vos points de Capacité judicieusement. 

– Rétrofusées: permettent de ne pas vous exploser à l’atterrissage forcé,  – Vol statique: permet de faire du sur place,
– Booster de manœuvre pour gérer le vol latéralement.

Il est fortement conseillé de répartir dès que possible vos points de capacités dans le Jetpack, sans quoi vous vous priverez de toute une portion du jeu rien qu’au niveau de l’exploration et même des combats. Il est aussi possible d’attaquer son adversaire en utilisant le Jetpack. Il suffit pour cela de prendre de la hauteur, de cibler et de faire un atterrissage frontale sur l’ennemi, là encore il faut jongler avec une camera qui décroche trop vite lorsque le ciblage auto est désactivé. Idée intéressante sur le papier sauf que dans les faits, ça ne fonctionne pas tout le temps. Il faut être parfaitement en face du mob et plongé au bon moment ou bien laisser sur « activé », l’option « mettre en évidence le ciblage » dans les options de jouabilité. Comme les mobs bougent énormément, la plupart du temps on atterrit à côté ou dans le décors. Un manque d’équilibre de ce côté ci aussi. Autre élément, dans les airs lors d’un combat avec des ennemies aériens, il est possible de les repousser à l’aide des deux jambes. C’est simple, pas une seule fois je n’ai réussi cette attaque lorsque l’option du ciblage était encore une fois désactivé. En gros l’animation existe mais le coup lui, sûrement resté en Allemagne.  

L’inventaire, le Crafting 

L’interface utilisateur a elle aussi subit un petit lifting mais reste assez similaire. En gros c’est la même mais sauf qu’elle fait la taille de l’écran et beaucoup plus épuré. On retrouve les mêmes onglets avec le Glossaire comme nouveauté. L’onglet de la map fait désormais tout l’écran…Merci encore ! Assez simple d’utilisation, elle se laisse parcourir à l’aide des gâchettes ou de lettres A et E sur clavier. Malgré tout, on ressent qu’elle a été pensée plus pour une utilisation manette. Je pense notamment au fait de devoir scroll down dans chacun des onglets de l’inventaire ou du journal par exemple. On s’y fait mais ce n’est vraiment pas pratique lorsque l’on joue au clavier. La partie craft quand a elle est toujours de la partie mais reste assez classique. Comme nous le disions plus haut, à condition d’avoir mis les points de Capacité nécessaire il va falloir obtenir plusieurs fois la même armes si on veut la faire évoluer. Le problème c’est qu’apparemment, certaines armes ne tombent qu’une fois ou sont très difficiles à obtenir. Du coup je suis resté bloqué avec l’arme que j’avais choisi de monter. Impossible de la faire évoluer plus de deux fois. Cependant cela ne m’a pas empêché de finir le jeu, n’y même de changer d’armes bien plus puissantes.

Le Système de Quête

Toujours présent, le système d’alignement de Froideur d’Elex 1 est cette fois remplacé par celui de la Destruction et variera en fonction de vos actions dans le jeu. Fin de quêtes, choix narratif, et même le simple fait de tuer des rats, influera celle ci. Au niveau des quêtes justement on prend plaisir à retrouver certains protagonistes du premier Elex comme Nasty, ou Caja avec qui Jax a eu un enfant, Dex. Toute une trame sera faite autour de cette union et des autres PNJ. Il est même possible encore une fois de romancer ou pas avec certains d’entre eux. Je vous laisse découvrir par vous même mais disons que vous serez complètement familier avec le système de quêtes et des embranchements scénaristique d’Elex 2, si vous avez fait le un. 

Petite remarque, on aurait tellement aimé pouvoir commencer l’aventure avec la sauvegarde du premier opus. Mais comme le jeu se veut canon ce fut impossible.  Les quêtes donc, situées dans le Journal, elles sont divisées par types : Principaux, Compagnons puis par régions, le tout subdivisé en sous quêtes que vous découvrez comme un sous fichier Windows. Avec tous les embranchements scénaristiques qu’il y a dans le jeu on comprend très vite que c’était la meilleure solution à adopter. Beaucoup risquent de pester car très vite submergés par les quêtes principales et secondaires dans ce cas, pas de panique. Il va falloir simplement jongler avec cette interface, revenir dessus afin de choisir celle voulu et surtout, la “Marquer sur la Carte” qui est une option disponible, sans quoi vous allez très vite perdre pied. Le truc c’est que vous allez discuter avec énormément de monde dans Elex II. Il y aurait environ 300 PNJ. Certains desquels vous donneront le début d’une quête qui elle-même sera divisée en deux voire trois sous quêtes, donné par un autre PNJ. Dans ce cas, il faut donc valider non pas la quête “général” mais ses sous quêtes si on veut un minimum s’y retrouver. Une fois maîtrisé, ça roule tout seul. Dans les dialogues maintenant le RPG prend tout son sens. Des choix, il va y en avoir beaucoup et ils seront la plupart du temps décisifs. Ce qui est vraiment appréciable c’est qu’ils auront plus ou moins de répercussions dans votre aventure. Les dialogues se paient même le luxe d’être bien écrits avec des répliques comme :
– Je ne voudrais pas risquer de surcharger ton cerveau en te répondant. ou
– Tu n’as pas l’air d’avoir la lumière à tous les étages, toi pas vrai ?
Vous pensez que ce genre de réplique est là pour meubler la conversation ? Pas du tout, dans la plupart des cas, elles vous faciliteront ou au contraire vous priveront d’une partie de l’aventure.  Cela ira du simple fait d’aider un réparateur de mecha avec lequel je souhaitais répondre à une question extrêmement technique et que je n’ai donc pu faire car je n’avais pas mis assez de point dans mon attribut Intelligence ! Dommage pour moi j’ai certainement loupé à ce moment une partie de l’aventure qui aurait certainement découlé sur un autre embranchement de quête.
Franchement c’est ça qui est génial dans ce jeu. Le fait de dire que chaque choix compte qu’il soit grand ou petit. Une autre quête avec un scientifique m’imposait d’aller chercher son futur apprenti qu’il ne connaissait  pas encore. Je me suis finalement retrouvé à croiser la route d’un PNJ qui l’attendait pour lui prendre sa place. Je vous passe les détails de la suite pour éviter le spoil, mais sachez que cette quête m’a terriblement marqué car j’ai fait un choix que je regrette encore aujourd’hui. Ici les sous quêtes ne remplissent pas bêtement un cahier des charges prévu par les développeurs histoire d’aller d’un point A à B. Non, certaines sous quêtes ont tout intérêt à être menées à bien si l’on veut obtenir par exemple, la réponse espérée ou l’information capital qui va changer le court et l’issue de la quête d’origine. Si l’on accroche à L’univers, l’écriture est très certainement, l’un des plus gros points forts de la licence.  

La Bande Son

Elex 1 est déjà dans les fait un jeu long, voir très long. Si l’on y ajoute une B.O tout juste correcte que l’on réutilise pour le deuxième opus, la saturation n’est pas loin. Absolument identique au premier Elex, je ne m’attendais vraiment pas à cela. Non pas qu’elle soit mauvaise mais à la longue, il y a comme un sentiment de recyclage. Quant aux bruitages, ils sont plus que correct, le son des combats est bien retranscrit mais ceux de l’eau lorsque l’on décolle fait un bruit extrêmement bruyant.  Le doublage est vraiment convaincant et Jax à enfin une voix qui ressemble à quelque chose. Beaucoup plus charismatique, l’acteur n’en fait pas des caisses et donne dans le ton. La voix des autres protagonistes aussi est réussie selon moi. On se laisse porter par la puissance du scénario.

Quelques mots

Les habitués des jeux Piranha Bytes ainsi que les fans du premier opus ne devraient pas être dépaysés et sauront lui pardonner les travers de ce nouvel opus qui souffle lui aussi le chaud et le froid comme son grand frère 4 ans plus tôt. Peut-être pour économiser du temps et donc des moyens, les développeurs n’ont certainement pas pu délivrer exactement la vision du jeu qu’ils espéraient, c’est du moins ce que l’on ressent après plusieurs dizaines d’heures de jeu.  A titre comparatif, il est bon de rappeler, que Piranha Bytes n’est qu’une petite société d’une trentaine d’employés, qu’ils ont été rachetés par THQ, repêché elle-même par Nordic games devenu THQ Nordic. Tout ce petit beau monde est en fait un regroupement de plusieurs petite société de développement qui ont décidé d’unir leur force afin de remettre sur pied quelques licences cultes. A voir sur le long terme….

En Conclusion

Soyons francs, Elex 2 n’est pas une révolution en soi et n’apporte que trop peu de nouveautés par rapport à ce que l’on était en droit d’espérer. Graphismes très propres surtout en 4K mais finalement à peine rehaussés. Ils se paient malheureusement le luxe d’être blindés de bug dans les grandes villes comme le Fort ou la Grotte. Il y a eu une net amélioration sur les combats, qui sont bien plus agréables. Mais avec cette camera qui donne le tournis en mode désactivation du ciblage, les combats peuvent s’avérer assez grisant sur le long terme. Néanmoins, même si les débuts seront durs, en persévérant les combats deviennent tout à fait jouable et l’on y prend même du plaisir. La Bande sonore est absolument identique au premier opus mais avec quelques nouveaux morceaux enregistrés pour cette suite. En étant mauvaise langue on dirait qu’Elex 2 se rapproche plus d’un Remasterd ou d’une 1.5 que d’un second opus. Là où on attendait Elex 2 c’est sur une évolution générale du gameplay ainsi que de son univers, qui lui aurait permis, par la même occasion d’agrandir sa communauté. Piranha Bytes a préféré s’asseoir (une fois de plus ?) sur ces acquis. Cependant, ce serait sans compter, l’énorme travail qui a été fait sur ses principales qualités, l’écriture, qui marquera une nouvelle fois celles et ceux qui se laisseront porter par l’aventure de Jax. L’exploration, avec une multitude d’endroit à visiter et un souci du détails extérieur mais surtout en intérieurs mais aussi, son Jetpack qui renforce l’identité du jeu. Et enfin son système de classe toujours aussi particulier et curieuse qui permet de rallonger la durée de vie du titre déjà fort conséquente.  Il nous tarde de voir ce que donnera le 3em opus, car oui par habitude on peu dire que Piranha Bytes à toujours fait des trilogies…Je n’en dis pas plus !

Fatalucci