Xbox Series S : A qui s’adresse l’entrée de gamme de Microsoft

Ça y est, elle est là, la next gen (voir notre test de la Series X ici). Enfin next gen, c’est vite dit. Disons, l’ « entre deux gen », car quand il s’agit de la nouvelle Series S, on est souvent en train de nager dans le compromis. Après une semaine d’utilisation dans notre salon, on peut enfin vous livrer le verdict que tout le monde attend.

Le physique c’est important

N’y allons pas par quatre chemins. Puisque le physique, ça compte malgré tout, disons le de suite : elle est classe, cette petite boîte ! Évidemment, les goûts, les couleurs toussa…. mais il faut admettre qu’une fois passé le cap du « hmm, on dirait mon réchaud de camping », la dernière née de Microsoft est plutôt bien finie. Compact, c’est le mot qui nous vient le premier à l’esprit tant la console fait petite en comparaison de sa grande sœur la Series X, et ne parlons même pas de la fusée PS5… C’est que pour un peu, on la prendrait presque pour une Wii, la petite ! Et autant vous dire que pour les joueurs étant amenés à bouger régulièrement, c’est un sacré atout (ou même pour continuer votre partie de Cyberpunk 2077 chez mamie pendant les fêtes, on vous voit venir).

La bête désossée

Côté hardware, c’est du très classique : un gros ventilo et une grille d’aération placés juste au-dessus du CPU, emballez c’est pesé. Ajoutons pour les plus sensibles au bruit que tout comme sa grande sœur, la Series S est simplement inaudible en jeu, quelles que soient les circonstances.

Premier contact

Première chose qui nous frappe une fois la console allumée et configurée : L’interface, reprise en grande partie de la Xbox One X, n’est pas franchement des plus intuitives.

Si les aficionados de la marque au X seront dans leurs charentaises, pour les nouveaux venus, il est un peu compliqué de s’y retrouver dans cet espèce d’empilement de briques un peu désordonnées façon Lego. Fort heureusement, après quelques heures passées en compagnie de la bête, on commence à trouver ses marques et à accéder aux menus souhaités de manière assez fluide.

Autre point ô combien important dans la découverte d’une nouvelle bestiole : le premier contact avec le pad.

Pour faire court, le pad Xbox Series est tout simplement le meilleur pad existant à ce jour (Dualsense de la PS5, que je -Juloz- n’ai pas testée, mis à part). La manette tient en main et les touches tombent sous les doigts de façon extrêmement naturelle. Pas vraiment une surprise tant Microsoft a su se tailler une réputation dès la Xbox 360. Mention spéciale au petit grip sur les gâchettes mais également sur le dos de la manette, utile pour les hardcore gamers aux mains moites enchaînant les kills sur le dernier COD.

Le Pad ressemble à s’y méprendre à celui de la Xbox One, si ce n’est l’ajout d’un petit bouton central

Bon, tout ça, c’est bien gentil, mais les jeux ?

Je vois déjà les joueurs PC rigoler au fond de la salle (si si ne mentez pas), mais le principal attrait de cette Series S réside bel et bien dans son SDD et sa capacité à sortir du 60 fps constant sur à peu près tous les jeux. Et mine de rien, si les chutes de framerate et les temps de chargement sont de l’histoire ancienne depuis déjà quelques années sur PC, ces deux arguments à eux seuls justifient le passage à la nouvelle génération. Fini le framerate joueur de yoyo, fini les « loading » masqués ou non qui durent des plombent. Les maîtres mots de cette génération semblent êtres « fluidité » et « rapidité ».

Lancez un jeu depuis le menu principal et il ne vous faudra que quelques secondes pour vous retrouver en plein milieu de votre partie. La nouvelle fonction « Quick Resume », qui permet de reprendre sa partie exactement là où l’on s’était arrêté, sans même sauvegarder, est d’ailleurs assez impressionnante, même si elle ne semble pas très bien implantée sur l’ensemble des titres (Yakuza j’écris ton nom).

Comme sa grande sœur, la Series S vous permet de jouer à l’intégralité du catalogue Xbox One. L’optimisation par contre est pour le moins inégale. La plupart des jeux se retrouvent ici dans leur version One S et non One X. Des jeux comme FF15 ou le dernier Tomb Raider se retrouvent donc dans une version 900p, bien souvent à 30 fps….

Fort heureusement, quelques jeux bénéficient tout de même d’un patch d’optimisation Series, comme The Witcher 3, Forza Horizon 4, Gears 4 ou Sea of Thieves. Et mine de rien, jouer au sorceleur du fond de son canap à 60 images par seconde, c’est une petite révolution.

Alors oui, la plupart du temps, les différences entre la version One X et Series S sont minimes (on pense notamment à Gears 5, où l’on peine à voir la différence), mais il faut garder à l’esprit qu’il s’agit ici des premières optimisations demandées par Microsoft. Gageons que les prochaines seront encore meilleures.

Côté offre de jeux, l’argument massue rabâché maintes fois par Microsoft, le saint Gamepass, est évidemment de la partie sur cette petite Series S. Et pour tout dire, c’est même son argument principal (outre son prix très agressif). En prenant l’offre gamepass, vous aurez accès à l’ensemble des jeux du catalogue, comme pour sa grande sœur la Series X.

Perdus dans l’espace

Le soucis, c’est que ces jeux, il va falloir les stocker, et là, c’est un peu le drame : sur les 512 Go d’espace promis, on se retrouve avec un très maigre 324 Go réellement utilisables une fois la console configurée et mise à jour. Très peu pour une console se voulant entièrement digitale. Alors certes, les jeux Series S semblent un poil moins lourds que leurs homologues Series X (textures et effets graphiques en moins obligent), mais pas de quoi sauter au plafond non plus. A titre d’exemple, un DIRT 5 pèsera 72go sur X, contre 56 sur Series S.

Autant dire que sans une connexion fibrée, ou à minima un bon VDSL2, vous aurez le temps de faire quelques cafés et quelques petites siestes avant de lancer votre dernière acquisition. Pour pallier à ces soucis d’espace, Microsoft vous propose une solution : la carte d’extension de stockage, développée en partenariat avec Seagate, pour la modique somme de : 279 euros….. Plus cher à l’octet que le mètre carré parisien…. Fort heureusement, vous pourrez tout de même installer 4 à 5 jeux en moyenne avant de voir votre espace disque saturé, ce qui reste, disons, acceptable.

La fameuse carte de stockage additionnelle, c’est fou les progrès de la miniaturisation!

En résumé :

Vous l’aurez compris : après une semaine d’utilisation, nous sommes plutôt sous le charme de cette petite bestiole. Évidemment, ce n’est pas le monstre technique qu’est la Series X : oubliez la 4K, les textures ultra HD et les effets de Raytracing dans tous les sens. Mais si vous disposez déjà d’un bon PC, ou si vous souhaitez simplement une console nouvelle génération » pour faire le dernier Halo sans être un gros « techos » équipé en TV 4K et biberonné aux analyses graphiques précises que nous proposons chez Critix (voir celle de Demon’s Souls, Spider-Man Miles Morales ou DMC 5 Special Edition), cette petite boîte blanche a l’air tout indiquée. Gardez tout de même à l’esprit son espace de stockage limité et son aspect moins « future proof » que pour la Series X dont vous pouvez trouvez le test ici.

One More Thing

En bonus : La console semble être une bête d’émulation avec des joueurs à travers le monde qui commencent à jouer à la PS2 sur leurs XSS.

Source: Chaine YouTube MVG

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